Notre road trip en Amérique du Sud. "Rester, c'est exister, mais voyager, c'est vivre." G. Nadaud
17 Marzo 2013
Après la vie citadine de San José, nous nous dirigeons vers la petite ville de Santa Elena, en pleine montagne. Santa Elena fait partie de la région de Monteverde, mais elle est également appelée Monteverde... Bref, on a toujours pas trop compris, mais on était par là!
Nous prenons le bus à San José à 14h30, et là surprise, un petit policier monte à bord et explique aux touristes de faire attention à leurs sacs, etc. Du jamais vu, mais de bon conseil pour ceux qui ont le reflexe de mettre leurs sacs à dos dans les porte bagages au dessus de la tête (erreur fatale!) ou de les laisser sans surveillance sur un autre siège (et si, ça arrive, on a vu 2 japonais se faire délester de tous leurs biens comme ça 3 jours plus tôt...). Comme quoi, on a beau nous répéter que le Costa Rica est sûr, c'est pas une raison pour baisser la garde! (Ceci est bien sûr valable partout!)
Pendant les 4h30 de trajet, la route est sinueuse, mais le paysage est à couper le souffle! Un des plus jolis que nous ayons vu jusqu'ici. Nous avons même le droit à un coucher de soleil de toute beauté, ça nous aurait presque arraché une larme.
Arrivées à Santa Elena, pour une fois, on se laisse attirer par un rabatteur et finissons dans une super auberge vraiment pas chère avec petit déjeuner inclus, Backpackers Vista al Golfo. Pas de bol, il n'y a plus de place en dortoir, mais on nous laisse une double pour le même prix. Double avec vue sur la réception, mais double à 7 dollars, on ne va pas se plaindre. Le réceptionniste, Ro, s'avère être de très bon conseil, et c'est bien simple, pendant 3 jours on se fiera à lui sans être jamais déçues!
Le lendemain, nous prenons un bus en direction de la Réserve de Monteverde Bosque Nuboso (comprendre: forêt nuageuse). 3h de rando à travers la forêt nous attendent pour faire la boucle complète. Sur la route, nous voyons une petite cascade sans grand intérêt et traversons un grand pont au dessus des arbres. Nous montons également à un mirador depuis lequel nous voyons... des nuages! (En même temps, vu le nom de la réserve, on se demande si c'est possible de voir quelquechose d'autre...). Les chemins sont parfaitement balisés, il est très facile de s'y retrouver parmis tous les sentiers. Le principal attrait de cette réserve est bien sûr la flore. Tout est vert et de taille impressionnante, dû à l'humidité ambiante. C'est tout à fait l'image que l'on se faisait du Costa Rica. Par contre on nous avait prévenues, pas d'animaux dans cette forêt, et en effet, on n'a pas vu grand chose, mais on a quand-même adoré!
Le lendemain, nous nous retrouvons à faire une activité qui n'était pas du tout prévue au programme. Cependant, toutes ces pubs omniprésentes dans le pays ont eu raison de nous, et on a craqué, on est allées faires du canopy. Il s'agit en fait de tyrolienne un peu améliorée à travers la forêt. L'accrobranche peut remballer ses poulies, au canopy, faut s'accrocher à son slip! On a trouvé un super concept à importer en France, encore faut-il disposer de centaines d'hectares de forêt disponibles.
Bon bref, on s'égare. A peine montées dans le minibus, quelquechose nous frappe: moyenne d'âge 22 ans! Ah oui, à la réservation on a bien précisé qu'on choisissait celui avec le plus d'adrénaline possible. Les gentilles familles ne seront donc pas de la partie.
A l'arrivée, on nous équipe d'un baudrier, d'un harnais sur le buste, d'un casque et de gants qui ont dû connaitre à la louche 100 000 mains avant les notres. Glamour et sex appeal, bonjour. On n'a pas emmené d'appareil photo par peur de la chute fatale, mais on est un peu dégoutées car beaucoup l'ont tout de même pris. Tant pis pour nous!
Après les instructions et consignes de sécurité données par un costaricien à l'anglais parfait (on est impressionnées et jalouses à la fois!), on se lance. On se fait d'abord la main sur des petites tyroliennes qui deviennent de plus en plus longues et de plus en plus rapides. On a rien à faire, les guides nous accrochent et nous décrochent, on a juste à se laisser porter. Au total, une petite dizaine de tyroliennes, avec au final, la plus longue et haute, avec un magnifique panorama sur la montage et la forêt. Bon, sur le coup on a trouvé ça magnifique, mais c'était rien à côté de ce qui nous attendait.
Petit apperçu des tyroliennes:
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Costa Rica, Monteverde Cloud Forest Canopy Tour 2009
The longest trail filmed by me; note: the first ten seconds are rubbish!
Nous devons ensuite faire une petite randonnée à travers la montagne pour nous rendre à la prochaine plateforme. Enfin on dit "petite", mais ça grimpe sec! Là, il faut attendre tout le reste du groupe, puis attendre de se faire harnacher un peu différemment par un guide. Ça a été le moment un peu longuet de l'activité, mais ce qui suivait valait le coup. Plus de 1500m de tyrolienne au dessus du vide... à plat ventre. Ils appellent ça le "Superman", est-il utile de vous expliquer pourquoi?! Dans la même position, nous prenons une deuxième tyrolienne, beaucoup plus rapide. Le moins qu'on puisse dire c'est qu'on a bien vu le paysage! Trop impressionnant, on a vraiment la sensation de voler!
Ça donne ça:
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The "Superman" Canopy Zipline - Monteverde, Costa Rica
Only got the first part of this long ride, which runs high above the forest valley below. Cable and harness, don't fail me now!
Pas le temps de reprendre ses esprits que c'est déjà le moment du dernier saut. Le mot "saut" est on ne peut plus approprié, car il s'agit en effet d'une sorte de saut à l'élastique, mais dans lequel on arrive en position assise. On se rend au bout d'une passerelle en fer, un guide nous accroche deux ou trois mousquetons, nous dit de tenir la corde, de plier les genoux, ouvre une barrière et nous pousse dans le vide... L'occasion pour Marie de faire une belle démonstration de la puissance de ses cordes vocales. C'était trop ouf d'être comme ça dans le vide sans rien qui nous retient! Pour Fanny qui a déjà sauté à l'élastique, c'était la même sensation! On voulait de l'adrénaline, on en a eu!
Mieux qu'une description, cet homme vous le fait vivre en live:
Comme nous avons le temps, et comme nous nous sentons si bien à Santa Elena, nous décidons de rester encore un jour, afin de faire une autre balade. Nous prenons un bus dans la matinée pour nous rendre au Bosque Eterno de los Niños, à quelques kilomètres du village. Il est très différent de la réserve de Monteverde, nous a-t-on dit, car sec. C'est d'ailleurs très étrange cette grande différence, alors qu'ils sont si proches géographiquement.
A l'accueil, la réceptionniste nous donne une carte des sentiers, et nous montre une boucle qui devrait nous prendre 2h. Voyant qu'en 10min on a fait ce qu'on était sensées faire en 30min, on décide de s'engager sur un chemin un peu plus difficile. Nous arrivons à un mirador, qui cette fois nous permet d'avoir une vue sympa! Nous terminons même ce sentier... Au final, nous finissons tout de même en 2h, heureusement qu'on s'est rallongées!
Comme on le disait, cette forêt est vraiment différente, elle ressemble beaucoup plus à ce que l'on peut trouver par chez nous. Comme elle est sèche, la végétation est moins impressionnante, mais on a pu voir plus d'animaux, comme des papillons, des oiseaux, une espèce de grosse belette (désolées, on est pas très calées niveau faune...) ou une énooorme colonie de fourmis (pas très original, on vous l'accorde...!).
Comme on n'en a pas eu assez et qu'on a la flemme d'attendre le bus 2h pour redescendre, nous retournons à Santa Elena à pieds. Et ouais, on est devenues de vraies randonneuses. La montagne, ça nous gagne!