Notre road trip en Amérique du Sud. "Rester, c'est exister, mais voyager, c'est vivre." G. Nadaud
28 Abril 2013
Le guide touristique disait qu'en arrivant, la ville côtière de Puerto López ne payait pas de mine, mais que finalement on s'y sentait bien. Pour une fois, ils disent vrai. Et puis en plus on a vraiment de la chance avec le temps depuis le début, dire qu'on est normalement en saison des pluies et que nous on n'en n'a eu qu'une fois ou deux! On décide donc de rester une journée de plus pour faire une excursion qui a l'air sympa: l'Isla de la Plata. Cette petite île se trouve au large de Puerto López, à 1h de bateau environ. On réserve donc un tour pour la journée, avec au programme rando et snorkeling, tout ce qu'on aime!
Aux alentours de 10h, nous retrouvons le groupe avec lequel nous allons passer la journée. Ça commence bien, on est une bonne grosse quinzaine, avec 2 guides. On n'aime pas trop la foule, mais bon, c'est comme ça.
Nous montons donc dans le bateau pour 1h de traversée en plein cagnard. On en profite pour prendre nos premiers coups de soleil de la journée. A première vue, le cadre a l'air sympa, on voit même quelques tortues en arrivant!
L'Isla de la Plata est surnommée "les Galápagos du pauvre". Ça tombe bien, car on rêvait d'aller aux Galápagos mais qu'on a abandonné l'idée à cause du prix d'un séjour là-bas. l'Isla de la Plata signifie "Ile d'argent". Ne vous faites pas d'illusions, elle est appelée ainsi car à certaines saisons, elle est recouverte de fiantes d'oiseaux, ce qui lui donne une couleur un peu argentée. Charmant.
Une fois sur l'île, très bonne surprise, les deux guides se partagent le groupe pour la randonnée. Le premier groupe se compose des anglophones, soit une dizaine de personnes. Le second groupe se compose donc des hispanophones. Trop bien, on n'est que 6, dont 2 qui abandonnent au bout de 2min à peine. Nous ne sommes donc que 4.
Il fait une chaleur étouffante, notre guide Gonzalo commence doucement et s'arrête à l'ombre nous présenter quelques plantes. Et nous grimpons lentement mais sûrement.
Une fois arrivés en haut de l'île, il y a plusieurs choix de sentiers. Gonzalo nous fait prendre le Sentier des Falaises qui, depuis le haut, offre déjà une vue magnifique.
Nous descendons donc en quelques minutes, et d'en bas, le paysage est encore plus beau!
Le long de ces falaises se pressent beaucoup d'animaux, notamment des frégates à pattes bleues. Cette couleur viendrait de leur alimentation, qui se compose d'aliments bleus, comme par exemple de sardines.
Nous faisons ensuite bien vite demi-tour afin de retourner vers le bateau. Bon, ce n'était donc pas une rando comme on nous l'avait vendu, mais plutôt une petite balade. Mais bon, c'était quand-même sympa et magnifique!
Nous remontons ensuite sur le bateau pour une petite pause déjeuner. On devra se contenter de deux micro-sandwichs et d'un verre de coca. C'est ce qu'on appelle déjeuner léger...
Sur un côté de l'île, le bateau s'arrête pour la seconde activité de la journée: le snorkeling. On ne s'équipe que de masques (qui font mal) et de tubas, pas de palmes en vue... Les amateurs! On se jette bien vite à l'eau et nageons jusqu'à la petite barrière de corail.
Il y a l'air d'y avoir 2 ou 3 poissons jolis, mais franchement, on n'a pas vu grand chose. L'eau n'est pas assez transparente, c'est profond, il y a beaucoup de courant et c'est difficile de lutter contre sans palmes. Rien de transcendant quoi. Il fait dire qu'on a commencé dans des lieux magiques, le long de la 2e plus grande barrière de corail au monde, alors c'est dur de rivaliser. (Ouais, on se la pète, et alors?)
Nous peaufinous nos coups de soleil sur le trajet du retour, et arrivons à Puerto López un peu avant 17h. C'est l'heure à laquelle les pêcheurs reviennent avec leur pêche de la journée, et on les regarde un moment décharger leurs bateaux. Des centaines d'oiseaux leur tournent autour dans l'espoir de leur voler un poisson au passage, et quelques-uns y arrivent!
Ah oui, et on a oublié de vous raconter! Depuis 4 mois, Fanny a goûté toutes les bières de tous les pays alors qu'elle n'aime pas ça, forcée par Marie, qui souhaite s'en faire une acolyte de buvage de bière. Et bien croyez-le où non, ça commence à fonctionner, car elle y prendrait presque goût! Dans un mois ou deux, on vous parie qu'elle en boira enfin une en entier!