Notre road trip en Amérique du Sud. "Rester, c'est exister, mais voyager, c'est vivre." G. Nadaud
31 Marzo 2013
Ça y est, après plus de 10 jours sur la côte Pacifique, nous partons en direction de la côte Atlantique. Bien sûr, c'est maintenant une habitude, il ne sera pas super facile de passer de l'une à l'autre, il nous faudra même deux jours.
Nous quittons donc Manuel Antonio en direction de San José, où nous faisons étape pour la nuit. On ne prend que deux bus, et il ne nous faut "que" 5h en tout, ça fait du bien! A San José, nous retournons à l'hôtel où nous sommes allées lors de notre premier passage, et qui nous a vraiment plu. Cependant, on ne fait qu'une petite nuit, et on met le réveil à 5h30... On a bien fait d'acheter les tickets de bus la veille, car il a beau partir à 6h30, le car est bondé. 2h plus tard, nous arrivons à Cariari où nous devons attendre notre prochain bus pendant 2h30. Ça passe finalement assez vite, et nous sympathisons avec un couple de français croisés dans notre auberge de Manuel Antonio et qu'on arrêtera pas de recroiser au Tortuguero (on a oublié de leur demander leurs prénoms, on les renomme donc entre nous Pipo et Nacho). Nous prenons ensuite le bus pour Pavona, puis le bateau pendant 1h30 afin d'arriver (enfiiiiiin!) à destination: Pueblo de Tortuguero. Pour une fois, on n'est pas d'accord sur quelquechose, Fanny a adoré ce tour en bateau, Marie a trouvé ça chiant comme la pluie.
Arrivées à bon port, on hallucine un peu, on s'attendait à un petit village reculé, mais pas à ce point là! Les rues sont en terre, il n'y a pas de voitures, les bâtiments sont en fait des cabanes, et il fait vraiment humide, ça change du reste du pays.
En débarquant, on pense la partie la plus galère de la journée passée, mais que nenni, le pire reste à venir! En gros, ce qu'on n'a pas anticipé, c'est que c'est le weekend saint, soit un des weekends les plus fréquentés de l'année. Il n'y a pas beaucoup d'hôtels à Tortuguero, encore moins d'hôtels dans nos prix. Il nous faut donc 1h pour trouver un endroit où se poser. Ah oui, par contre il n'y a que rarement de l'eau dans le village, nous devons donc nous contenter de nous faire des rapides toilettes à l'eau de pluie pendant 2 jours...
On va pas vous mentir, notre première impression est vraiment mauvaise. La fatigue et la faim aidant, on a un peu les boules. Le coup de grâce nous est asséné par les locaux nous affirmant qu'on a aucune chance de voir des tortues et que les excursions en barque pour voir les animaux (l'attraction principale de Tortuguero) partent à 6h du matin... Une petite averse par là-dessus, et on se demande vraiment ce qu'on fait là... On va donc se manger un bon gros plat de riz-haricots-poulet (tiens, original...) et on va se coucher, demain sera un jour meilleur...
Lorsque le réveil sonne à 5h20, aucune envie de se lever. Grosse flemme d'aller à une excursion où on verra rien, avec 3 milliards de touristes. Il fait noir. Mais vraiment, qu'est-ce qu'on fout là quoi???? On se rend quand-même comme prévu au lieu de rendez-vous et là, on revit. On a l'agréable surprise de voir que nous ne sommes que toutes les deux dans la barque, et que notre guide, Don Chico de son petit nom, est un petit vieux qui connait le parc sur le bout des doigts. Nous partons donc acheter les billets d'entrée au Parque Nacional Tortuguero alors que le soleil se lève sur le Rio Tortuguero.
Sur la rivière principale, on voit plein de touristes entassés dans des bateaux à moteur avec des guides qui hurlent, et on se dit qu'on a bien fait de choisir un tour en barque. On sort vite du gros fleuve pour se rendre dans des canaux où seuls les petites embarcations peuvent passer. Tout est silencieux, on entend à peine la pagaie de Don Chico dans cette nature qui se réveille. Ça nous donne des envies d'envolées lyriques et Marie chantonne le générique de Pocahontas du début à la fin.
Grâce au regard affuté du guide, on réussit à voir des oiseaux en tout genre, différentes races de singes, des mini chauves-souris, deux tortues, des iguanes, et même des caïmans.
Bon, par contre, toujours pas de toucans ni de grenouilles, on est un peu déçues.
Sur le chemin du retour, toujours aussi chanceuses avec le temps, on se prend une énorme averse. Fanny hérite du poncho de Chico, Marie d'un sac poubelle (non non, pas de favoritisme...). On est trempées, mais on a quand même adoré, d'autant plus que la pluie a réveillé les singes hurleurs, on vous laisse écouter!
Après tant de réveils à l'aube, on se fait une bonne grosse sieste, et on reste à se reposer tout le reste de la journée avant de repartir par le premier bateau le lendemain pour de nouvelles aventures.
Finalement, on a eu bien peur au début, mais on a adoré cette étape incontournable au Tortuguero!