Notre road trip en Amérique du Sud. "Rester, c'est exister, mais voyager, c'est vivre." G. Nadaud
11 Marzo 2013
Comment commencer à vous parler du Costa Rica sans vous détailler le trajet pour nous y rendre? Impossible! Juste parce que ça a été le meilleur jusqu'ici!
Rappellez-vous, nous avons passé notre dernière nuit bélizienne dans la ville de Dangriga, qui ne nous a pas emballées des masses, d'ailleurs. Vers 10h le lendemain, nous quittons Dangriga par le bus qui nous mène à Bélize City. Rien de bien fou à signaler (à part qu'on a croisé le sosie de Lenny Kravitz il y a 20 ans, ce qui en soi est déjà pas mal...!). Arrivées à Bélize City, trop facile, on se fait interpeller par un petit chauffeur de taxi, et en deux temps trois mouvements, nous voilà à l'aéroport.
C'est à peu près à ce moment que débute le grand n'importe quoi qui caractérisera cette journée. Nous avons 3h avant de décoller, nous commençons donc par nous enregistrer. Première surprise, on ne nous fait pas payer les 37,50$ de taxe de sortie du Bélize... On est surprises, mais bon, fidèles à nous-mêmes, on ne dit rien hein! En attendant, nous décidons de claquer nos derniers dollars Bélize de la façon la plus noble qui soit... Oui, c'est ça, on a bouffé comme des vaches, après 2 semaines d'abstinence!
Et au moment de monter dans l'avion... Papapapaaaaaam, nous nous retrouvons en business class, sans trop savoir pourquoi ni comment! On vérifie notre réservation, et oui, on a bien des billets premium, alors qu'on a pris les moins chers possible! Le mystère reste entier, mais bon, on y est, on y reste!
Les pauvres, ils ne savent pas à qui ils ont affaire! Excitées comme des puces, on a mis un gros bordel dans le coin VIP, quitte à déranger le gros russe d'à côté. Non mais oh, on a payé (ou pas!), c'est pour en profiter!
Et alors là, c'est une débandade de luxure qui s'offre à nous (désolées pour les habitués de première classe hein, nous on s'en remet toujours pas!): verre de bienvenue, puis cacahuètes, puis un petit rhum pour Fanny et un vin blanc pour Marie. Un petit épisode de the Big Bang Theory par là-dessus et on est comme des princesses. Comment ça on est déjà arrivées au Salvador?
Après 1h d'attente au Salvador, c'est reparti, on prend place à bord du deuxième coucou, direction San José. On ne change pas les bonnes habitudes, on reprend nos places de ministres et c'est reparti: "champagne" de bienvenue (bon, à vous on peut vous le dire, si c'était du vrai champagne, il avait étrangement goût de mousseux quand-même...), casque, oreiller et couverture. Et le coup de grâce: le dîner. Mais le vrai dîner quoi! Avec des vraies assiettes, des vrais couverts, une vraie serviette en tissu et un vrai goût de bonne nourriture! Pour tout vous dire, on n'avait pas aussi bien mangé depuis trèèèèèèèès longtemps! Pendant ce temps là, à l'arrière de l'avion, le petit peuple engloutissait son jambon-beurre-au-goût-de-plastique (faites pas les innocents, vous voyez très bien de quoi on parle!).
Bref, on ne comprend toujours pas ce qui s'est passé au moment de la réservation, mais on a grave géré!!!
Arrivées à San José, les formalités de douane sont passées en quelques minutes, et nos bagages sont sur le tapis bien avant nous. En 30 minutes montre en main, nous sommes dans le taxi pour l'hôtel... Il commence bien ce mois au Costa Rica!
Après une bonne nuit de sommeil et un bon petit déjeuner, nous partons à la conquête de San José. On nous avait prévenues, San José ce n'est pas la ville touristique par excellence. Même, il n'y a rien à voir. On ne nous avait pas menti. C'est une ville propre, riche, américanisée et peuplée, mais sans grand attrait. Cependant, cela nous fait quand-même du bien de renouveller avec la civilisation, quand la plus grande ville du Bélize avait moins d'habitants qu'Angers centre. Nous nous baladons donc dans la ville pendant un bon moment, avant de finir... au McDo. Quoi, il y a des fast-foods à tous les coins de rue, c'est pas de notre faute...!