Notre road trip en Amérique du Sud. "Rester, c'est exister, mais voyager, c'est vivre." G. Nadaud
19 Junio 2013
Le réveil à 5h30 est très difficile. Cette fois, on a vraiment mal dormi. Il faut dire que la température frôle les 0 degrés à l'intérieur, ça aide pas! Après un petit-déjeuner frugal, nous chargeons nos affaires sur le 4X4 et reprenons la route.
Nous nous arrêtons d'abord à un geyser. Il fait quelques mètres de haut, mais perd tout son intérêt quand Freddy nous informe qu'il est en fait créé par l'homme...
Nous nous arrêtons ensuite un peu plus loin, pour voir un geyser qui, cette fois, est naturel. Et c'est super impressionnant! Il y a de la fumée partout, des trous de 2m de profondeur, de la lave qui fait des bulles et tout ça gronde sous terre!
Nous en profitons pour faire quelques photos de groupe avec nos belges.
Nous nous dirigeons ensuite vers des eaux thermales. L'eau n'est "que" à 37 degrés, mais il fait tellement froid qu'il y a de la fumée partout. Vous vous doutez bien qu'on ne se fait pas prier pour se jetter à l'eau! C'est trop agréable, on y resterait toute la journée!
Mais il est déjà temps de repartir. En chemin, nous traversons le "Désert de Dalí". Il est nommé ainsi en l'honneur du grand peintre espagnol, car on trouve beaucoup de similitudes avec les paysages de ses tableaux.
Derniers arrêts de l'excursion: la Laguna Blanca et la Laguna Verde. Malheureusement, nous ne pouvons pas voir la Laguna Verde, car il a trop neigé et les chauffeurs ne veulent pas s'y aventurer aujourd'hui, car c'est trop dangereux. C'est dommage, mais bon on se console en se disant que jusqu'ici on a tout vu alors qu'on nous annonçait mauvais temps! Nous voyons tout de même la Laguna Blanca, entourée de la Cordillère des Andes et de neige.
Nous arrivons ensuite à la frontière, côté bolivien. Nous attendons les bus chiliens avant que les autorités ne nous donnent notre tampon de sortie. Nous attendons finalement 1h... et personne ne viendra. Jamais. La frontière est fermée aujourd'hui. SU-PER. On aura au moins vu les panneaux...
S'en suit une réunion de crise. Que fait-on? Il y avait bien une solution de repli, mais il est trop tard pour y aller, il aurait fallu l'envisager la veille. On nous dit que la frontière ouvrira peut-être 2h plus tard, à 12h. Nous attendons donc mais elle n'ouvrira bien sûr jamais. Seule solution possible: faire les 8h de route vers Uyuni, et aviser une fois sur place, mais il faut partir maintenant, car il est déjà tard.
Oui mais voilà, les belges ont un vol le lendemain depuis le Chili, et ils ne l'entendent pas de cette oreille. Nous sommes en plein milieu du désert et il n'y a bien sûr pas de réseau, ils font donc des pieds et des main pour pouvoir contacter leur agence de voyages par radio. Le guide s'en prend plein la tronche. Tout ça, traduit par Fanny, car Freddy ne parle pas anglais, et les belges flamands ne parlent pas espagnol. Disons les choses comme elles le sont: ils nous font chier.
Après énormément de perte de temps, la seule solution envisageable reste la même: nous rentrons à Uyuni. Nous finissons par arriver à 19h30. Nous sommes debout depuis 5h30, on a presque rien mangé de la journée, on en a plein la tête et Fanny commence à être malade. On laisse donc les belges se dépatouiller avec l'agence (faut pas exagérer non plus!) et on retourne prendre nos quartiers dans le même petit hôtel pourri que quelques jours plus tôt.
Bien décidées à ne pas rester moisir à Uyuni, nous nous rendons à la gare de bus pour réserver un trajet pour le Chili pour le lendemain... Le seul et unique bus de la journée part... à 4h du matin. Notre départ de la Bolivie se fera donc comme l'arrivée: en fanfare!
Enfin, nous terminerons cet article par un petit mot de conclusion sur cette excursion au Salar d'Uyuni et au Sud-Lípez: c'était TROP BIEN!!!! C'était vraiment la meilleure excursion que nous ayons fait jusqu'ici au cours de notre voyage. Nous avons vu des paysages à couper le souffle. Le guide était sympa, la nourriture et le logement corrects.
Notre seul regret restera d'avoir été avec des personnes plus âgées et donc de ne pas avoir autant ri qu'on le pensait. Ceci-dit, quand il s'agit de rigoler, on se suffit à nous-mêmes! Bon, on regrette aussi de ne pas avoir pu passer la frontière du premier coup, mais bon c'est la vie, ce sont les aléas de la météo!