Notre road trip en Amérique du Sud. "Rester, c'est exister, mais voyager, c'est vivre." G. Nadaud
20 Abril 2013
Après ces quelques jours dans la capitale, nous nous dirigeons vers Latacunga. C'est une ville sans trop de charme, dont la qualité principale se trouve être la proximité avec des sites naturels. On profite donc de notre séjour là-bas pour nous rendre à une lagune et à un volcan.
Le lendemain, nous nous mettons donc en route vers un de ces sites naturels, la Laguna de Quilotoa. Nous prenons d'abord le bus pendant 2h, puis renouons avec un moyen de transport que nous n'avons pas utilisé depuis un moment: le pick-up!
Une fois arrivés, nous débouchons tout de suite sur le mirador d'où nous avons une vue impremable sur la lagune. Il s'agit en fait d'un volcan éteint qui s'est rempli d'eau, de couleur vert émeraude. Magnifique!
Ensuite, deux options s'offrent à nous:
- descendre à l'intérieur du volcan en 30min, et remonter en un peu plus d'1h
- faire le tour de la lagune, en 4 à 5h
On se dit qu'on est plutôt en forme aujourd'hui, et qu'on n'a pas fait 2h de route pour rester moins de 2h sur place, alors on choisit la deuxième option. Pauvres de nous.
Le chemin commence tranquillement, le paysage est sublime, on rigole donc bien et on s'arrête prendre des photos à peu près tous les 2m.
Oui mais voilà, on ne rigole pas longtemps. On se rend vite compte qu'il s'agit plus d'une bonne grosse rando que d'une balade tranquilou. On croyait avoir affaire à un sentier aménagé mais que nenni, on suit en fait tout simplement le dénivelé de la montagne. Dur.
De plus, nous réussissons quand-même à nous perdre. Oui Mesdames, Messieurs, en faisant le tour d'un lac... On a dû rater un chemin qui grimpait sur une montagne et on a donc suivi un autre qui partait sur la gauche... On s'en rend compte trop tard et on doit donc faire le tour, et grimper à pic pour reprendre le chemin initial. On perd donc déjà pas mal de forces à ce moment-là...
On s'autorise ensuite une pause pique-nique bien méritée, mais on ne s'éternise pas, car on est à peine à la moitié.
Ce dont on ne se doute toujours pas, c'est qu'on n'a fait jusqu'ici que la partie facile de la rando. Vous voyez cette grosse montagne derrière nous? Oui. On l'a grimpée. Et oui, on a failli décéder.
Bon, à partir de ce moment-là, on n'a plus trop de photos, parce qu'on n'était plus en état. En vrac, on vous décrit ce qu'on a ressenti et vécu: on est à 4000m, le coeur s'emballe, la tête tourne, les jambes lâchent, le nez saigne, on tombe, et quelques larmes seront même lâchées. Bon, on a mis en commun nos symptômes hein, car ça fait beaucoup pour une seule personne. Quoi que...
Petite récompense sur la fin, on voit nos premiers lamas sauvages. Ils sont trop mignons!
Au total, nous avons mis 6h à faire le tour, photos, détour et déjeuner compris. On n'est pas bien fiers de notre performance. On a envie de porter plainte contre tous ceux qui nous ont laissés partir sans jamais nous prévenir que c'était si dur. Marie qualifie même cette journée "d'une des pires journées de ma vie" (cette femme n'a pas du tout le sens de l'exagération...). Ce qui est sûr, c'est qu'on n'était pas entrainés pour ce genre d'activité, surtout Marie (faut savoir admettre ses limites hein...) Bref, on est venus, on a vu, on a vaincu, mais non sans peine. (On vous rassure, avec le recul on en garde un super souvenir!)
Le lendemain, a peine remis de nos émotions, on décide de se rendre au volcan Cotopaxi, qui culmine à 5 897m. Ouais, on est des malades nous. Et oui, on avait dit qu'on abandonnait l'idée des volcans, mais que voulez-vous, on n'a aucune parole.
On ne veut pas mettre 40$ chacun dans une excursion, on décide donc de nous rendre à l'entrée du parc par nous-mêmes. Nous négocions ensuite férocement un pick-up pour 40$ en tout. Celui-ci nous emmène d'abord à une lagune bien moche, qui n'a rien à voir avec celle de la veille!
Le volcan se trouve juste derrière nous, En théorie. Ça commence bien...
Le pick-up nous dépose ensuite au parking qui se trouve déjà à 4 600m d'altitude. On peut monter jusqu'au refuge qui se trouve à 4 800m. On commence donc à monter, et là, miracle, on voit à peu près correctement le volcan!
Environ à la moitié, Marie abandonne l'ascension car elle commence à avoir mal à la tête et aux oreilles (souvenez-vous, "il faut savoir admettre ses limites"!).
Fanny et Rubén continuent jusqu'au refuge, et nous avons enfin le droit à une vue dégagée d'un volcan, enneigé, qui plus est, il était temps!
Nous redescendons au moment où la brume se lève, mais avant de partir nous voyons tout de même un loup du Panama (qui ne vient pas du Panama, allez comprendre...).